19 septembre 2016

L’histoire d’Allemans-du-Dropt

Fresques 2

Le village d’Allemans-du-Dropt est situé sur la rive gauche du Dropt, rivière frontalière qui séparait les Nitiobriges, peuple celte installé dans l’Agenais vers la fin du IIIème siècle avant JC, et les Pétrocoriens, qui occupaient la vallée de la Dordogne.

Le village devrait son nom à une tribu germanique d’Alamans qui aurait envahi la région au début du VIème siècle. C’est en 1896, qu’Allemans est devenue Allemans-du-Dropt pour se distinguer de ses homonymes.

Il est difficile de préciser la date de la fondation du bourg mais elle a sans doute eu lieu avant l’an 1.000. 

A l’origine, Allemans était protégé au nord par le Dropt, à l’ouest par le Jonquet et au sud par un ruisseau affluent du Dropt. Le village comprenait à l’époque le château, l’église et son cimetière contigu, une rue unique bordée de maisons et, derrière l’église, la halle intérieure qui appartenait aux seigneurs. *

Le village s’est ensuite développé. A la fin du XVème siècle, le moulin sur le Dropt et le foulon existaient déjà. C’est en 1845 que le clocher-mur de l’église a été remplacé par le clocher actuel.
 
L’histoire plus récente d’Allemans a bien sûr été marquée par les guerres des XIXème et XXème siècles. Pendant la guerre de 1939-45, de nombreuses familles alsaciennes ont trouvé refuge dans la région, notamment à Allemans.

C’est pour commémorer cet effort de solidarité face à l’oppression que les communes de Dietwiller et d’Allemans sont aujourd’hui jumelées et qu’elles nourrissent des échanges aussi amicaux que fructueux.

* Bertrand de Goth, neveu du pape Clément V, est le premier seigneur d’Allemans connu. Il a vécu aux XIII et XIVèmes siècles. 
Jean-Baptiste Marie, comte de Sansac (1766-1826), a été le dernier seigneur d’Allemans.

L’essentiel de cet article est dû au remarquable travail de José-Noëlle Hautcoeur et Cécile Stalder-Roux, co-auteurs de « Visiter Allemans du Dropt et ses fresques » paru aux éditions Sud-Ouest. Un ouvrage actuellement disponible dans les libraires de la région et au Syndicat d’initiative.

'